Témoignages, réflexions, retour d'expérience sur la vie de l'association

Ils retrouvent un toit !

A la rue                                  Stock photo father and son are reading a book and smiling while spending time together at home 523948348                               Images 1                             Images 6

 

Un homme qui dormait sur la grande plage, un autre sans toit, un jeune lycéen de Valère-Mathé sans logement, couples avec et sans enfants, famille , etc..tous ont trouvé un hébergement en urgence grâce à l'association Cent pour Un Vendée Ouest.

Gilles, l'hébergé :

Il y a quelques mois, Gilles s'est retrouvé à dormir dans un camion. Une histoire racontée dans nos colonnes le 29août. « Après son appel, on a eu trois personnes qui ont levé le bras en disant : « Nous, on est prêt à l'accueillir. » Une belle histoire », raconte Jacques Barreteau, vice-président de l'association Cent pour un Vendée Ouest.

Présentée ainsi, l'anecdote fait d'abord rire Gilles: « Tout le monde me voulait, je ne pouvais pas aller partout. » Avant que le ton ne devienne plus grave. « Pour l'instant ça va, mais c'est pas du long terme. Cela devrait aller au maximum jusqu'à avril-mai. En fait, six ou huit mois, ça passe très vite et je ne veux pas retourner dehors. »

Et les autres :

Son cas est loin d'être unique, que ce soit au Pays des Olonnes, dans le Moutierrois ou le Talmondais. Cette toute nouvelle association aide actuellement une douzaine de personnes, dont trois familles. Il y a quelques jours, c'est un jeune Syrien qui dormait sur la grande plage depuis trois jours qui a notamment été accompagné.

Comment ? En leur fournissant une solution d'urgence pour se loger. Pour « une nuit ou six mois renouvelables », jusqu'à ce qu'ils trouvent « une solution pérenne », explique Anita Trichet, la présidente.

Évelyne, l'hébergeuse :

Elle fait partie des aidants. Mais Évelyne l'avoue, tout ça lui est « un peu tombé dessus » il y a trois semaines. C'était à la suite d'un coup de téléphone lui demandant de faire jouer « son réseau » pour une urgence. Laquelle ? Trouver un logement à un jeune homme de 18ans qui « était pris dans un lycée aux Sables, mais à qui il fallait trouver un hébergement pendant les vacances et le week-end. Je me suis dit « allez, je me lance ». On avait une chambre libre, c'était décemment pas possible... »

Initialement, le « dépannage » devait durer jusqu'aux vacances de Noël et l'arrivée de toute la famille d'Évelyne. Finalement, « mes enfants m'ont dit « on se serrera et tu le gardes à la maison » », raconte-t-elle, la voix émue. Le jeune migrant passera les fêtes avec eux.

Les services d'urgence saturés

Mais au fait, pourquoi est-ce que cette association a vu le jour ? Parce que « la problématique actuelle, même si on s'adresse au bon endroit, c'est qu'on nous répond : « On ne peut rien faire malheureusement » », explique Jacques Barreteau. Les acteurs sociaux sont démunis. »

Il existe quand même une note d'espoir dans tout cela car « on s'aperçoit qu'il y a pas mal de gens qui sont potentiellement partants pour aider, mais ils ne savent pas comment faire et par où commencer », constate Muriel Ormont.

Et puis il y a les doutes, les hésitations à prendre en compte. « Ces bonnes volontés prêtes à s'engager se demandent que va devenir leur logement, dans quel état il va leur être rendu, que va-t-il se passer si la personne ne part pas à la date prévue... Un questionnement logique et normal », constate Jean-Louis Giraud. Alors quand l'association « prend le relais, elle veille à ce qu'il y ait un contrat clair, cela rassure les hébergeurs ».

Aider avec 5 €

L'association est aujourd'hui à la recherche d'hébergeurs aux Olonnes, dans le Moutierrois et le Talmondais. Elle recherche également des terrains pour pouvoir « y poser des caravanes » et aussi « des gens qui ont du temps » pour accompagner les personnes en difficulté. L'autre originalité de l'association est aussi de lancer un appel aux dons, même minime, car « si cent personnes donnent chaque mois 5 €, cela nous permet de louer un appartement à 500 € pour accueillir des gens », explique Paul Fosse. D'où le nom de l'association, Cent pour un Vendée Ouest, en lien avec le mouvement Emmaüs.


Permanence chaque jeudi, de 10 h à 12 h, 49 rue du Palais - 85100 LES SABLES D'OLONNE

 

faire un don, adhérer :  https://www.helloasso.com/associations/cent-pour-un-vendee-ouest

 

Présentation de l'association à la presse

(Ouest France et Le Journal des Sables) le 20/12/2017

en présence de Gilles, la première personne retrouvant un toit.....

Photo ils trouvent des toits pour les sans abri

Date de dernière mise à jour : 10/11/2018